le SPF Économie – Direction générale Statistiques

 
6minutes la Belgique déchiffrée # 32 du 19/02/2007
chiffres et statistiques sur la Belgique, ses habitants et ses voisins,
déchiffrés par le SPF Économie – Direction générale Statistiques

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Dans cette édition:
1 - L’économie belge est une des plus libres au monde
2 - Le travail à temps partiel en croissance continue
3 - 4.636.000 Belges n’ont encore jamais suivi de cours d’informatique
4 - Les chances d’obtenir le droit d’asile meilleures pour les femmes
5 - Bonsoir Clara
6 - Stabilisation du sentiment d’insécurité

1 - L’économie belge est une des plus libres au monde

La Belgique figure parmi les économies les plus libres de la planète. C’est ce qu’indique la « Heritage Foundation », prestigieux laboratoire d’idées américain. En 2007, la Belgique se range à la 17e place parmi 164 pays. Hongkong, Singapore et l’Australie sont tout en haut du classement. Les pays européens obtenant les meilleurs scores sont le Royaume-Uni, l’Irlande et le Luxembourg. Des pays tels que le Japon, l’Allemagne et la Suède se trouvent classés derrière nous. La Belgique, par ailleurs, progresse, ainsi qu’il ressort de l’évolution des indices ; la Belgique était vingtième en 2006, alors qu’il y a dix ans, en 1997, elle n’atteignait qu’une peu brillante 30e place.
L’indice de Liberté économique de l’Heritage Foundation est constitué d’un ensemble de sous-indices, comme la liberté monétaire, la liberté financière, la liberté fiscale, les droits de propriété et l’absence de corruption...
Les progrès les plus importants réalisés par la Belgique concernent la réglementation, la liberté d’investir et l’absence d’intervention de l’État. Notre pays obtient sa meilleure cote en réglementation (90,8) et en liberté d’investir (90).
Indice de liberté économique
The Heritage Foundation
Comment la liberté économique se mesure-t-elle ?

2 - Le travail à temps partiel en croissance continue

Le pourcentage de salariés travaillant à temps partiel a augmenté de façon continue ces dernières années. En 1996, sur 100 femmes salariées, 34 étaient employées à temps partiel ; depuis lors, ce taux de temps partiel s’est accru à 44,3%. Chez les hommes, le taux de temps partiel est passé de 3,2% à 8,0% entre 1996 et la première moitié de 2006. Il est à noter que chez les hommes l’emploi à temps partiel se situe encore à un niveau faible, mais que le taux tend à augmenter beaucoup plus vite que chez les femmes. En contrepartie, le nombre d’hommes travaillant à temps plein a baissé.
On constate, au regard de l’emploi à temps partiel, de fortes disparités régionales. Bruxelles-Capitale connaît, toutes proportions gardées, moins de femmes employées à temps partiel que la Flandre et la Wallonie. Chez les hommes, c’est l’inverse, le taux d’emploi partiel étant le plus élevé à Bruxelles. Les moins nombreux à travailler à temps partiel sont les hommes qui détiennent un emploi à l’étranger.
Statistiques sur le travail à temps partiel

3 - 4.636.000 Belges n’ont encore jamais suivi de cours d’informatique

En novembre 2006, le SPF Économie a publié les premiers chiffres officiels sur la fracture numérique en Belgique. Il ressort de cette enquête que 1,9 millions de Belges n’ont encore jamais utilisé un ordinateur et que 2,6 millions n’ont encore jamais navigué sur l’internet.
Entre-temps, de nouveaux tableaux détaillés ont été ajoutés sur le site www.statbel.fgov.be. Ceux-ci font apparaître, p.ex., que 60% de la population belge âgée entre 16 et 74 ans n’a encore jamais suivi de cours d’informatique. Pour les peu qualifiés, ce chiffre grimpe à 78% et pour les plus de 65 ans à 90%.
De façon générale, les aptitudes en informatique s’acquièrent plus souvent par la pratique, en auto-apprentissage et par le biais de cédéroms ou de livres. Souvent aussi, des amis et des collègues sont mis à contribution. En revanche, dans le groupe d’âge le plus jeune, de 16 à 24 ans, la formation scolaire joue bien sûr un rôle important.
Parmi la population belge âgée entre 16 et 74 ans et ayant, une fois au moins, consulté l’internet, tous ou presque ont utilisé un moteur de recherche (98%) et 84% ont envoyé un courrier électronique assorti d’une pièce jointe.
Communiqué de presse du 8/11/2006
Tableaux détaillés

4 - Les chances d’obtenir le droit d’asile meilleures pour les femmes

L’Institut pour l’Égalité des Hommes et des Femmes vient de réunir tout un ensemble de données chiffrées sur la position des femmes et des hommes, en Belgique, pour l’année 2006. Une bonne part de ces données a été fournie par la Direction Statistique du SPF Économie. Ces chiffres indiquent, p.ex., que l’origine des immigrants diffère selon qu’il s’agit de femmes ou d’hommes. Sur l’ensemble des immigrants masculins, 17,7% sont des Belges qui après avoir vécu à l’étranger sont revenus en Belgique ; chez les immigrantes (de sexe féminin), ce taux s’élève à 14,5%. Les hommes apparaissent être originaires plus souvent des Pays-Bas, de Grande-Bretagne et du Portugal, et les femmes du Maroc, de France, d’Allemagne, des États-Unis et de Pologne (chiffres 2003). Les chiffres de l’Institut permettent également d’établir qu’il y a plus de demandes d’asile émanant d’hommes que de femmes, mais que les femmes parviennent à se faire accorder cet asile deux fois plus souvent. En 2004 en effet, une demandeuse d’asile sur cinq (21,9%) a pu acquérir le statut de réfugiée, contre un demandeur d’asile (masculin) sur dix (11,9%).
Femmes et hommes en Belgique
Les chiffres sur l’asile

5 - Bonsoir Clara

Le classement des prénoms préférés ne manque jamais d’intéresser vivement le public. En dehors du constat que Emma et Noah sont restés en 2005 les prénoms qui ont été attribués le plus souvent à des filles et à des garçons, il semble se dégager plusieurs tendances. Ainsi, si d’une part il tend à y avoir un nombre de plus en plus grand de prénoms distincts et aussi de prénoms à occurrence unique, il apparaît d’autre part que se dessine ces dernières années une tendance à faire appel à des prénoms traditionnels, en particulier pour les filles. En effet, sept prénoms du palmarès belge des dix prénoms les plus choisis en 2005 figuraient également dans le top 100 des prénoms les plus fréquents donnés aux filles nées dans la première décennie du siècle précédent : Emma, Marie, Laura, Julie, Léa, Louise et Clara. Chez les garçons, la concordance est moins marquée : seuls deux prénoms recensés dans l’actuel palmarès des dix premiers — Arthur et Louis — figuraient aussi dans le top 100 d’alors.
En examinant les séries recensant, par mois et par jour, le nombre des naissances pour les années de 2001 à 2005, l’on peut faire d’autres constatations remarquables, p.ex. : qu’il se produit en général plus de naissances pendant les mois d’été, que le mardi est un jour faste en ce qui concerne les accouchements, et que les naissances sont beaucoup moins nombreuses pendant le week-end.
Flash Info 79 : « Emma et Noah restent les prénoms les plus populaires » Le Portail des prénoms
Naissances par mois et par jour dans la période 2001-2005

6 - Stabilisation du sentiment d’insécurité

Les Belges ne se seront sentis, en 2006, ni plus ni moins en sécurité qu’en 2004. C’est ce que révèle l’édition 2006 du nouveau Moniteur de sécurité, enquête de grande envergure effectuée par la police fédérale auprès de la population. Le sentiment d’insécurité de la population belge avait augmenté entre 1997 et 2002, mais avait baissé entre 2002 et 2004. On peut relever que les Flamands se sentent, de façon générale, plus en sécurité que les Wallons et les Bruxellois, et que les plus de 65 ans, les femmes et les personnes peu scolarisées souffrent, plus que les autres groupes de population, d’un sentiment d’insécurité.
Les problèmes de voisinage les plus importants demeurent l’excès de vitesse, l’agressivité au volant et les cambriolages commis dans les logements. Il n’y a de différence significative entre les deux sexes qu’en ce qui concerne l’agressivité au volant : femmes et hommes s’y trouvent confrontés dans une mesure à peu près égale, mais les femmes tendent davantage à juger qu’il s’agit là d’un problème de première importance. La crainte de voir son domicile cambriolé est désignée comme problème plus souvent par les personnes hautement scolarisées que par les autres groupes.
Il existe un lien entre sentiment d’insécurité et antécédents en tant que victime d’agression. Les personnes ayant été victimes d’actes de délinquance durant les 5 années précédentes sont deux fois plus nombreuses à se sentir en insécurité que celles n’ayant pas subi d’actes de violence auparavant (15,9 contre 7%).
Rapports sur la sécurité de la police fédérale
Moniteur de sécurité 2006


En collaboration avec le le SPF Économie – Direction générale Statistiques

Redaction: Erik Vloeberghs
Réactions et communiqués de presse: editor@XXX6minutes.net
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