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Edition # 38 du 14 mars 2002 1 - Les propriétaires de Fiat vendent Château Margaux au directeur 1 - Les propriétaires de Fiat vendent Château Margaux au directeur
2 - Campagne 'En Primeur' des vins de Bordeaux sous pressionJean-Pierre Moueix, propriétaire de Château Petrus à Pomerol, ne proposera pas ses vins au cours des dégustations En primeur qui sont organisées fin mars à Bordeaux. Moueix est également propriétaire de Château Magdeleine à St-Emilion, de Latour à Pomerol, de La Fleur Petrus, de Trotanoy et de Hosanna à Pomerol. Si la critique s'intensifie actuellement autour des dégustations précoces de la nouvelle récolte de Bordeaux, Moueix se retranche pour sa part derrière l'explication officielle d'une fermentation malo-lactique lente qui ne permettra pas à ses vins 2002 d'être prêts avant le mois de juin pour leur première dégustation. La semaine En primeur est pourtant d'importance pour le Bordelais puisque les propriétaires établissent leurs prix sur base des premières critiques et proposent leurs vins en pré-vente. Les critiques vinicoles tels Robert Parker et Hugh Johnson désirent que la semaine soit retardée car il est délicat de juger honnêtement des vins à un stade aussi précoce. Parker a même indiqué sur le forum Internet de Mark Squires qu'il ne sait pas s'il sera présent aux dégustations en primeur. Si la guerre en Irak est déclenchée avant son départ pour la France, il restera plus que probablement chez lui. Malgré tout, s'il participe aux dégustations, il décidera après les dégustations de la date de parution de ses notes. De nombreux négociants se basent sur les notes de Parker pour établir leurs prix initiaux. Cependant, le critique vinicole américain a déclaré à Decanter qu'il ne publierait pas ses notes avant le mois de juin si la qualité des vins semble moyenne. Les appréciations de Parker pourraient donc bien être connues cette année après le salon annuel VinExpo où la plupart des négociants communiquent leurs prix. Parker considère néanmoins que les Bordeaux 2002 sont "difficilement vendables" en raison de la situation économique et de la menace de guerre. Les négociants sont confrontés aux stocks grandissants des années précédentes. 3 - Par protestation, un Américain jette du Dom Pérignon ($1000) aux toilettes
4 - Industrie du vin et cosmétique: chiffres d'affaires équivalentsL'industrie du vin a une valeur mondiale équivalente à celle de l'industrie cosmétique, révèle une étude de l'International Wine and Spirits Record. Au niveau mondial, les ventes de vins s'établissent à 94,67 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires devrait atteindre les 103,54 milliards d'euros en 2006. Alors que la consommation de vin rouge progresse de sept pour cent par an, celle du vin blanc se cantonne à quatre pour cent. Les principaux consommateurs de vin sont les Français et les Italiens (58 litres par an), suivis par les Argentins (49 litres). Mais les Danois (39 litres par an), les Belges (30,6 litres), les Néerlandais (26,9 litres) et les Britanniques (21,8 litres) savent eux aussi apprécier le vin. Pour leur part, les Sud-Coréens se satisfont d'un demi-litre par an. Au niveau mondial, les gens achètent toujours des vins plus coûteux, précise encore l'étude. Le nombre de gens qui boivent du vin ne progresse toutefois pas aussi sensiblement que la consommation même. Visiblement, les personnes qui aiment boire du vin en achètent toujours davantage. C'est chez les personnes âgées de 35 à 50 ans que la consommation progresse le plus. 5 - Dégustation: merlot italien abordable (1)Qui dit merlot pense "Pomerol" et "prix élevé".
Toutefois, en Italie également on produit des vins merlot de première
qualité. Il suffit de songer aux Castello di Ama Vigna l'Apparita, Le
Macchiole Messorio, Petrolo Galatrona et Tua Rita Redigaffi. Ces merlots
appartiennent d'ailleurs aux vins italiens les plus recherchés et les
plus coûteux. Le 24 février, j'ai participé à une dégustation de
merlots italiens 'abordables', même s'il faut prendre le terme
'abordable' avec des pincettes. Les cuvées de luxe que l'on vient de
citer atteignent aisément les cent euros ou plus, de sorte que nous
sommes bien obligés de considérer des prix allant de 14 à 37 euros
comme raisonnables. Le merlot est élevé en Italie depuis 1850 déjà et
se dégage, aujourd'hui, comme le troisième cépage en rouge. En effet,
ce cépage est souvent utilisé pour adoucir les vins italiens parfois
rugueux. Ce qui n'empêche pas les Italiens de produire également des
vins merlot spécifiques. 6 - Dégustation: merlot italien 'budgétisable' (2)Personne ne sera surpris d'apprendre que le Falesco était aussi le vin
le plus cher de la soirée. En seconde position au plan des prix, l'Alois
Lageder Merlot MCMXCIX Sud Tirol 1999 (32,43 euros), se positionne plutôt
mal quant aux résultats. Ce vin simple, unidimensionnel et peu intéressant
ne vaut vraiment pas son prix élevé. Le deuxième vin de la soirée, une
vraie bonne affaire, était le Ritratti La Vis Merlot Trentino 2000 (12,50
euros). Baies rouges et cuberdons (bonbon) en bouche. Très belles touches
fruitées dans une belle bouche bien structurée: baies rouges,
framboises, viande rôtie. Sans oublier du café et des épices agréables.
Fin de bouche fruitée. Beau, correct, bon. Plus typique que le Falesco.
Et pour un prix pointé! Se positionne également le Carlo Guerrieri G.
Merlot di S. Leonardo 1999 (avec ses 12,10 euros): belle structure et vin
agréable. Le Planeta Merlot Sicilia 2000 (22,37 euros) bénéficie d'une
bonne réputation malheureusement la bouteille testée était bouchonnée. Edition # 37 du 21 février 2002 1 - La campagne 'Vin de merde' produit des effets pervers 1 - La campagne 'Vin de merde' produit des effets perversL'action menée par soixante syndicats de producteurs de Beaujolais
contre un article paru dans le magazine local Lyon Mag (tirage à 25.000
ex.) produit un effet boomerang (voir 6minutes wine #40). Des milliers de
personnes ont signé la pétition sur le site de Lyon Mag, le maire de
Lyon y a été de son soutien, la presse internationale a exprimé sa
désapprobation sur l'action du syndicat et un juge a provisoirement (et
partiellement) suspendu l'amende très lourde de 350.000 euros. Lyon Mag
ne doit plus que verser 60.000 euros pour publier le jugement en première
instance dans cinq journaux. Mais ce montant reste encore trop élevé
pour Lyon Mag. Le magazine risque donc toujours de devoir fermer ses
portes. A suivre assurément. 2 - Washington suggère le boycott des vins françaisLes discussions entre la France et les Etats-Unis sur le soutien de le l'OTAN à la Turquie dans le cadre de la guerre probable contre l'Irak a incité la Chambre des représentants américaine à plaider pour un embargo contre les vins français, indique le Washington Post. Le président Dennis Hastert, un célèbre opposant à la consommation d'alcool a tâté ses homologues républicains sur ce qu'ils pensent de cette idée. Hastert propose même d'imposer aux vins français une étiquette orange avertissant que ces vins contiennent du sang de bœuf. Avant la crise de la vache folle, le sang de bœuf était effectivement utilisé pour filtrer le vin, toutefois l'UE a interdit cette pratique en 1998. La France exporte annuellement pour plus d'1,7 milliard d'euros en boissons alcoolisées (la majeure partie de son vin et de son cognac) vers les Etats-Unis. Du côté français, on réagit avec stoïcisme aux déclarations de Hastert. Louis-Regis Affre, de la fédération française des vins et des boissons fortes, a déclaré à l'Agence France Presse que "ces déclarations politiques étaient peu importantes". Selon Affre, un boycott éventuel est peu probable et en tout cas difficile à imposer. 3 - Surproduction, prix en baisse pour les vins californiensLes prix bruts payés pour les raisins californiens destinés au vin
ont chuté de onze pour cent en 2002, indique Forbes. Les viticulteurs
californiens ont reçu en moyenne 535,90 dollars par tonne de raisins
pressés en 2002 contre 600,50 dollars l'année précédente. A l'origine
de ce recul, la surproduction. Les viticulteurs californiens ont en effet
pressé 3,1 millions de tonnes de raisins, contre trois millions en 2001.
Les prix plus faibles pour les raisins se répercutent sur le vin
embouteillé. La Robert Mondavi Corp. cotée en bourse a annoncé des
chiffres trimestriels en baisse et revoit en conséquence les bénéfices
escomptés pour 2003. Selon Mondavi, outre la surproduction, l'importation
de vins étrangers bon marché est également responsable de la crise sur
le marché vinicole californien. Pour sa part, Mondavi tente de générer
de nouvelles recettes par le biais de la création d'un club des vins. Les
Américains membres reçoivent automatiquement tous les trimestres une
sélection de la gamme Mondavi. La Californie intervient à hauteur de 67
pour cent de la production viticole américaine totale. 4 - Ecureuils terrestres: plus grande menace que les dindes sauvagesLa Californie est l'un des états américains les plus écologiques
(certains diraient les plus obsédés par l'environnement). Les règles
environnementales conduisent souvent à des accrochages avec les
viticulteurs. Ces derniers se plaignent notamment du gibier qui vient
vaguer au milieu de leurs coûteuses vignes. C'est surtout les dindes
sauvages qui sont en point de mire. Le Department of Fish and Game
californien et la National Wild Turkey Federation ont enquêté, révèle
le site Web NapaNews.Com. Les enquêteurs ont installé 39 appareils
photos télécommandés au milieu des vignobles de Napa, Sonoma et
Mendocino. Pendant un mois, les appareils ont pris des vues de jour comme
de nuit. Près de la moitié du gibier semble effectivement se composer de
dindes sauvages, mais seuls sept pour cent de ces dindes vaguent dans les
vignobles. Les principaux prédateurs se révèlent être les écureuils
et les ratons laveurs. Septante pour cent de ces animaux mangent les
raisins. Les dindes sauvages font davantage leur sort à de nombreux
insectes et, selon l'étude, auraient bien davantage un impact positif sur
la santé des vignobles. 5 - Bordeaux 2000: répond aux attentes
6 - Bordeaux 1999: à ne pas négligerEn raison du succès du 2000 en Bordeaux, l'année 1999 risque d'être
négligée. A tort, comme il ressort des dix-neuf 1999 que j'ai dégusté
(dans les mêmes circonstances que pour la dégustation des 2000). Les
prix des 1999 sont inférieurs, et offrent dès lors des opportunités
pour ceux qui ne désirent pas débourser les prix parfois excessifs des
2000 (ceux qui ont acheté les 2000 en primeur ont d'ailleurs fait une
affaire en or). Très beau, le velouté Canon La Gaffelière
(St.-Emilion): baies noires, cerises, tanins épices mais déjà adoucis,
acides plaisants, épices. Si vous préférez les vins plus structurés,
le Ch. Malescot St. Exupéry (Margaux) et le Ch. Troplong Mondot
(St.-Emilion) ne sont certes pas à négliger. Le Ch. Léoville-Barton
vous garantit ses touches de cèdre, de baies noires et de vanille. Autre
vin très réussi, le Ch. Grand Mayne (St.-Emilion): après décantation,
arrivent déjà en bouche beaucoup de fruits, du chocolat même si les
tanins restent incisifs. Continue d'évoluer dans le verre.
Edition # 36 du 24 janvier 2002 1 - 'Vin de merde' menace l'emploi de 36 personnes 1 - 'Vin de merde' menace l'emploi de 36 personnesLe magazine local français Lyon Mag a été condamné à verser
350.000 euros à soixante syndicats de production du Beaujolais. Le
tribunal de Villefranche-sur-Saône a déclaré le jugement exécutable
immédiatement. Trente-six personnes risquent dès lors de perdre leur
emploi. En effet, les dommages et intérêts dépassent le budget annuel
de Lyon Mag. Le jugement fait suite à une plainte déposée par les
producteurs de Beaujolais contre une interview de François Mauss parue
dans la revue. Mauss, président du Grand Jury européen et expert
réputé en vins, a dans cette interview qualifié le Beaujolais de jus de
raisin fermenté et de 'vin de merde'. Le juge a considéré que
l'interview n'était pas acceptable et ce, malgré le fait que la
rédaction avait accordé dans le même numéro un droit de parole à
Maurice Large, président de l'Union interprofessionnelle des vins du
Beaujolais. L'éditeur a introduit un référé devant le tribunal de Lyon
dans l'espoir de ne pas payer l'indemnisation, dans l'attente du jugement
en appel qui a été demandé simultanément. Si le juge en référé
n'accepte pas la demande de l'éditeur, la revue est condamnée à
disparaître. Ce qui équivaudrait à une véritable censure de la presse.
Mauss n'est en effet pas le premier à décrire le Beaujolais en ces
termes. L'écrivain et gastronome Jean-Pierre Coffe avait fait de même.
Il se pourrait d'ailleurs bien que les producteurs de Beaujolais se soient
fait un croche-pied avec ce procès. Depuis quelques années, le
Beaujolais est confronté à une image négative et la région produit
beaucoup trop de jus de raisin fermenté. L'année dernière, treize
millions de bouteilles de Beaujolais ont dû être détruites parce
qu'elles étaient devenues invendables (voir 6minutes wine n 34). 2 - Vente d'Altesino, top producteur de BrunelloAltesino, l'un des plus prestigieux producteurs de Brunello du
Montalcino a été vendu au groupe Angelini pour vingt millions d'euros,
un groupe qui se trouve sous la direction d'Elisabetta Angelini Gnudi. En
1999, Gnudi avait racheté le domaine Brunello Caparzo, qui est jointif
d'Altesino. Les deux domaines, qui avaient été scindés dans les années
soixante-dix, se retrouvent aujourd'hui sous la même houlette. Gnudi est
également propriétaire de Borgo Scopeto, un domaine du Chianti, et de
Rivo delle Barbe, dans le Maremma sur la côte toscane. Gnudi a
l'intention de réaliser les investissements indispensables dans les caves
et les vignobles. Le cru Montosoli cru d'Altesino est l'un des vins
italiens les plus recherchés. Le domaine produit en outre un Rosso, un
Brunello simple et un Alte Altesi, un cru IGT de Sangiovese grosso et
Cabernet Sauvignon. Les vins d'Altesino sont importés chez nous par
Licata. La vente du domaine ne modifie en rien la distribution belge. 3 - Exportations de vins australiens en hausse de trente pour centEn 2002, les Australiens ont exporté environ trente pour cent de vin en plus. Le Royaume-Uni est le premier marché à l'exportation pour les vins australiens. Les chiffres de l'Australian Wine Export Council (AWEC) et de l'Australian Wine and Brandy Corporation (AWBC) montrent qu'en 2002 l'Australie a exporté du vin pour 1,26 milliard d'euros, soit une augmentation de 292 millions par rapport à 2001 (plus 30%). Pour sa part, le volume a progressé de 96 millions de litres pour atteindre 471 millions de litres (+26%). Près de la moitié (46%) de l'ensemble des vins exportés arrive sur le marché britannique. Les États-Unis arrivent en seconde position, avec une part de 25%, suivis par la Nouvelle-Zélande, le Canada et l'Allemagne. La plus forte croissance a été enregistrée par les États-Unis. En 2002, la vente des vins australiens a progressé de 64%. Un porte-parole de l'AWEC a déclaré à Decanter que la croissance future sera générée par les Pays-Bas, la Belgique et l'Asie. Reste à savoir si l'Australie pourra maintenir de tels chiffres de croissance. Différentes régions viticoles sont en effet touchées depuis plusieurs années par une sécheresse persistante. Et les viticulteurs craignent que la récolte de cette année soit moitié moins importante. Un problème qui frappe tout spécifiquement l'état Victoria. 4 - Delta Gids België: enfin en néerlandaisChez nos voisins du sud, le Guide Delta de la Belgique est une valeur
sûre depuis des années. Une large équipe de vérificateurs visitent
chaque année personnellement les 2800 établissements de l'offre infinie
de la table et de la nuitée partout en Belgique. Le Delta Gids 2003
paraît pour la première fois en néerlandais. Chaque restaurant
mentionné (possibilité de choisir entre un millier de restaurants en
Flandre, neuf cent à Bruxelles et une offre similaire en Wallonie) dans
les 564 pages de cette bible de l'horeca aura été visité et analysé
distinctement. Le jugement de l'établissement est notamment établi sur
l'intérieur. Les établissements offrant un bon rapport qualité/prix se
voient décerner un laurier. Des toques sont attribuées aux excellents
restaurants (d'une à quatre) et des étoiles (d'une à cinq) pour les
hôtels en fonction de leur luxe. Pour la majorité des établissements,
le guide offre en outre un bref descriptif. A la différence des guides
Michelin, les guides Delta acceptent les publicités. Néanmoins, les
rédacteurs promettent que ces dernières n'influencent en rien leur
jugement. Les guides Delta semblent en tout cas plus critiques que les
Michelin. De plus, les appréciations sont moins ciblées sur la cuisine
française classique. Ainsi, dans notre bonne ville de Turnhout, un seul
restaurant est mentionné, à savoir le Cucinamarangon, qui à notre
humble avis est effectivement le meilleur restaurant de la région. Les
rédacteurs du Delta osent aussi appeler un chat un chat, comme pour le
Oud Konijntje à Waregem. "La carte et la cuisine manquaient, du
moins lors de notre dernière visite, de l'élan et de la virtuosité que
l'on peut attendre des maisons de ce niveau", un jugement auquel nous
nous rallions entièrement. Néanmoins, le restaurant conserve trois
toques: ce sera en raison de son ancienne réputation. Le guide revient à
24,75 euros. 5 - La carte des vins chez Folliez à Malines (1)Le restaurant Folliez, dans l'ancienne maison des brasseurs sur le marché au grain à Malines, est l'un des rares véritables restaurants à vin de Belgique. Heureusement, il s'agit également d'un bon restaurant. Le service est convivial, le décor chaleureux et trendy (peut-être même un peu trop) et la nourriture de qualité supérieure. Voilà qui rend encore plus agréable de parcourir la carte des vins variée et innovante du propriétaire Danny Vanderschueren. Les Bordeaux sont classés par millésimes, une idée qui mériterait d'être suivie. C'est surtout l'année '95 qui est bien représentée, notamment avec Léoville Barton, Pape-Clement, Troplong Mondot et Sociando Mallet. De nombreux '90 sont encore présents sur la carte, à des prix plus que raisonnables. Que penser d'un château Cos d'Estournel à 124 euros? Ou d'un Léoville Poyferré à 95 euros? Toutefois, la véritable affaire est proposée avec l'Arrosée à 75 euros. Pour les amateurs, la maison propose une vaste sélection de vins du Rhône et du Sud de la France, dont nous avons dégagé l'Hermitage 94 de Chave à 100 euros, même si nous louchions avidement (sans en avoir les moyens) sur le Mouline 1990 de Guigal. Aux enchères, ce vin a atteint un prix nettement supérieur aux 190 euros demandés chez Folliez. Mais assez parlé de grands vins reconnus. Le Bandol de Pibarnon 1998 revient à moins de 50 euros et présente, quoique élevé pour vieillir vingt ans, du fruit en suffisance pour être bu jeune. Encore plus accessible et non moins intéressant, la Grange des Pères 1997 (72 euros) et le Ferrer Ribière Cana 1998 (43,50 euros). 6 - La carte des vins chez Folliez à Malines (2)La place nous manque pour citer tous les points forts de cette carte,
toutefois elle se distingue aussi en dehors de la France et tout
spécialement dans les vins italiens. Les blancs italiens couvrent presque
une page (avec notamment des vins de Jermann, un Soave de Pieropan et,
surtout, le Planeta Chardonnay de Sicile). En rouge, les vins italiens
sont présentés par région, sur trois pages. Vous y trouvez un éventail
de tout ce que l'Italie peut vous offrir, des Chiantis de Fondoti aux
Amarones d'Allegrini. Par comparaison à la sélection française, les
prix sont relativement bas. Le vin italien le plus coûteux à la carte
est le Serenelli 1998 (118 euros), un Rosso Conero que je connais pas. A
ce prix, vous pouvez voyager dans la sélection des
"supertoscans", comme le Paleo 1994 (60 euros), le Percarlo 1995
(85 euros), le Desiderio 1997 (71 euros) ou le Galatrona 1998 (75 euros),
un incroyable Merlot 100% qui, en fait, est loin d'être à maturité et
doit donc être décanté au préalable. Ne pas oublier le Piémont, avec
les Barbera et Barbaresco de Rivetti (La Spinetta), les Barolo de Pira,
Elio Altare et Elio Grasso et le Sancarlo Langhe 1997 de Gianpiero
Marrone, affiché à un prix très raisonnable de 33,50 euros à peine et
qui offre un plaisir indubitable, à condition d'être décanté. Nous
n'avons pas encore parlé de la présence intéressante de l'Espagne
(testez le Casa Castillo Las Gravas 1998 à 37,50 euros), de l'Australie
(The Dead Arm d'Arenberg 1998 à 100 euros), de la Californie (Rochioli
Pinot Noir West Block 1996 à 60 euros) et de l'Autriche (le Kellenberg
Smaragd 1998 de F.X. Pichler est incroyable). Bref, les amateurs ne s'y
embêteront pas un instant. Le propriétaire a d'ailleurs l'intention
d'encore étendre son offre et, à l'avenir, désire offrir à ses clients
la possibilité d'apporter leurs propres vins en échange d'un
"corking fee". 6 minutes wine est une édition de en collaboration avec DTL bvba Rédaction: Jozef Schildermans |
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