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novembre 2004

6minutes IT & telecom
en co-production avec TMAB Business Events

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6minutes IT & telecom # 120 du 17/11/2004
en co-production avec TMAB Business Events
tendances de l'informatique et de la télécommunication

 

Dans cette édition:
1 - Logiciel fédéral garanti par un contrat 'escrow'
2 - Les Pays-Bas ne prennent pas le large
3 - La Belgique fait mieux en large bande
4 - Davantage d'externalisation offshore sous Bush
5 - Progression de 3% du marché ICT belge en 2004
6 - Vu le faible intérêt pour l'UMTS, Nokia mise sur le GPRS et le WiFI

1 - Logiciel fédéral garanti par un contrat 'escrow'

Fedict, le service public fédéral Technologie de l'Information et de la Communication, vient de passer un contrat avec Escrow Europe garantissant l'utilisation de l'ensemble de ses programmes logiciels. Escrow Europe intervient comme société tierce indépendante et neutre qui conserve et actualise le code source du logiciel et, dans certains cas bien définis, le transmet à l'utilisateur du logiciel. Les sociétés, en l'occurrence ici de nature publique, se retrouvent souvent confrontées au fait qu'un logiciel ne puisse plus être utilisé en raison de l'arrêt (volontaire ou non) des activités du fournisseur, ou de la fusion du fournisseur avec une autre société qui décide de ne pas suivre le produit en question. Pour le client, la solution se trouve dans la récupération du code source actualisé. Fedict avait, comme c'est souvent le cas, parfois intégré les clauses 'escrow', mais parfois malheureusement pas. Aujourd'hui, une seule société tierce suivra l'ensemble de la vie logicielle de manière indépendante. Le fournisseur sait que le code source ne sera pas utilisé de manière illégale, et le client sait qu'il est protégé contre les problèmes intervenant chez le fournisseur. Le contrat-cadre entre Fedict et Escrow Europe a été signé fin octobre.
Escrow Europe

2 - Les Pays-Bas ne prennent pas le large

Pour ceux qui suivent l'évolution du large bande en Europe, il est très surprenant de lire une étude de marché précisant qu'il faudra encore des années avant que les Pays-Bas ne soient un pays large bande. Heliview tire pourtant cette conclusion d'une étude qui révèle que si 59 pour cent des ménages hollandais disposent d'une connexion Internet, 36 pour cent en restent pourtant à une connexion de type analogique ou RNIS, et même les baisses de prix ne semblent pas devoir séduire suffisamment cette frange d'internautes pour qu'ils passent à la vitesse Internet supérieure, souligne Heliview. De même les entreprises passent lentement au large bande. Une société sur trois de plus de 5 collaborateurs conserve une connexion par numérotation. Certes, on assiste à une certaine évolution, remarque Heliview. Actuellement 45 pour cent disposent d'une connexion DSL.
Heliview

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3 - La Belgique fait mieux en large bande

En Belgique également, les commentaires des analystes restent sombres. Même ces dernières années, le rapport trimestriel de l'ISPA sur le nombre de connexions Internet a souvent été l'occasion de jérémiades sur la percée lente de l'autoroute de l'information en Belgique. Les derniers chiffres de l'ISPA semblent devoir confirmer que la Belgique est un pays large bande plus avancé que les Pays-Bas. Selon l'ISPA, 73% de l'ensemble des connexions Internet des ménages sont de type large bande et cette part continue à progresser rapidement (5,5 pour cent au cours du troisième trimestre, contre 2,1% pour l'ensemble des connexions des ménages). Dans les entreprises, 90% disposent d'une connexion DSL ou par câble. Toutefois, l'ISPA continue à regretter le nombre de connexions absolu dans les ménages qui vient juste de dépasser les 40 pour cent de l'ensemble des ménages belges.
ISPA

4 - Davantage d'externalisation offshore sous Bush

Plus de la moitié des professionnels IT interrogés aux USA considèrent que, sous la présidence Bush, l'outsourcing offshore des projets ICT va considérablement augmenter. Sensiblement plus de sondés ont affirmé vouloir utiliser davantage les possibilités offshore que si John Kerry avait été élu président. D'une part, sous la présidence Bush, les chances sont moindres que des lois soient votées contre l'externalisation offshore puisque Bush est un défenseur du libre-échange. Mais, de l'autre, on assiste à une conscientisation du non-prioritaire: les personnes sondées ne pensent pas que, sous le président Bush, une attention suffisante sera portée à une autre plainte du secteur ICT: un meilleur enseignement en général et une meilleure formation en informatique, en particulier.

5 - Progression de 3% du marché ICT belge en 2004

Le marché ICT en Belgique progressera cette année de 3 pour cent, ce qui correspond précisément à la croissance moyenne en Europe de l'Ouest. C'est du moins ce que souligne l'EITO, het European IT Observatory, dans son rapport semestriel sur l'état du marché informatique et télécoms en Europe de l'Ouest. L'organisation identifie 18 facteurs de croissance pour ce marché dont les services data mobiles via le large bande, le Voice over IP, l'infrastructure IT même (mémoire, serveurs), le logiciel open source dans le secteur public, la protection, le RFID, et le marché PME qui enregistre une croissance rapide. Parmi les facteurs qui freinent le marché, citons surtout la baisse des prix, le marché Internet et PC à maturité, les économies de coûts dans les départements IT, la demande sélective en logiciels d'application et la percée lente de l'UMTS.
EITO

6 - Vu le faible intérêt pour l'UMTS, Nokia mise sur le GPRS et le WiFI

A tout le moins remarquable l'allocution du patron de Nokia, Mauri Niininen, à l'occasion la semaine dernière de la Nokia Mobility Conference à Monaco! 'Tant les petites que les grandes sociétés ne marquent quasiment pas d'intérêt pour le 3G'. Comme, actuellement, tant au niveau de l'offre que de la demande, l'intérêt reste limité, Nokia a décidé de mettre davantage l'accent sur les appareils qui combinent GPRS et WiFi, un appareil de ce type ayant rejoint l'offre de Nokia. En outre, la société finlandaise entend foncer dans les applications GPS.
En Grande-Bretagne, la concurrence peut désormais exploser sur le terrain UMTS. Ce qui signifie qu'il y a aujourd'hui deux opérateurs disposant d'une véritable offre 3G. Après 3 (le service de Hutchinson Whampoa), Vodafone vient de lancer le roll-out qui était annoncé voici un an et demi pour novembre 2003. Toujours dans ce pays, la période entre les octrois de licences et le démarrage réel aura duré 4 ans. Reste à savoir si la présence de la concurrence permettra au marché de bénéficier d'un intérêt plus soutenu.


 

6minutes IT & telecom # 119 du 3/11/2004
en co-production avec TMAB Business Events
tendances de l'informatique et de la télécommunication

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Dans cette édition:
1 - L'e-government n'est pas en quête de son public
2 - Plus aucune donnée n'est sûre sur le marché services, hormis le fait qu'IBM reste en tête
3 - Que doit-on attendre de WiMax?
4 - L'importance du prix par MB dans les réseaux 3G
5 - Scarlet combine téléphonie, gsm et ADSL dans un seul abonnement
6 - Spyware, on sait de quoi il retourne mais en pollue-t-il nos PC?

 

1 - L'e-government n'est pas en quête de son public

Ces dernières années, bien des applications internet ont dû consentir à des investissements considérables afin d'atteindre le public ciblé. Dans le cas de l'e-government, les choses sont différentes, le public est là et est fortement demandeur. C'est la conclusion la plus directement exploitable par le secteur IT de la récente enquête d'InSites. Pas moins de 82% des surfeurs belges adultes ont visité l'année dernière un site public. Les 125.000 personnes qui ont rendu cette année leur déclaration d'impôt via Tax-on-Web ne sont que les éclaireurs d'un peloton bien plus conséquent de demandeurs semi-professionnels d'une interaction en ligne plus soutenue avec le secteur public.
InSites
L'étude montre que les entreprises publiques en e-government peuvent se concentrer au premier chef sur la collaboration contenu avec le gouvernement et donc sur les bons services interactifs. Ce sera d'ailleurs le thème de 'The Leap Forward', le congrès e-government qui se tiendra le 2 décembre à Bruxelles.
The Leap Forward

2 - Plus aucune donnée n'est sûre sur le marché services, hormis le fait qu'IBM reste en tête

Ce n'est pas souvent que les analyses de marché retracent loin en arrière, plus loin que le dernier trimestre. IDC a fait un relevé du paysage des services européens en 2003, neuf mois après l'achèvement de cette année. Plus que jamais, si l'on en croit le rapport, l'insécurité, la complexité et la concurrence règnent en maîtres. Le top 10 des entreprises absorbent 29% du marché en Europe occidentale alors que des centaines d'autres vendeurs se partagent les 71 autres pour cent. IBM conduit le top 10 avec un volume supérieur au total de celui de ses deux dauphins, EDS et Accenture. Ensuite, arrivent HP Services, Capgemini, BT Global Services, Siemens Business Services, CSC, Atos Origin et T-Systems.
La concurrence fait rage et les opportunités et les menaces surgissent sur tous les fronts, affirme IDC. De la concurrence mais aussi des clients, des nouvelles sociétés et des entreprises off-shore mais aussi de quelques vendeurs qui veulent gagner à n'importe quel prix. Les meilleurs bénéfices et collaborateurs sont réunis par les vendeurs qui disposent de grandes possibilités d'externalisation, qui sont actifs offshore et qui sont capables de suivre de manière souple et rapide le renouvellement incessant de la demande du marché.

3 - Que doit-on attendre de WiMax?

WiMax est-il seulement l'acronyme d'un nouveau vent de folie ou s'agira-t-il d'un phénomène capable d'influencer sérieusement les réseaux sans fil? Tel est en quelque sorte le point de départ de 'WiMax Reality Check', une étude de Heavy Reading chez l'Oncle Sam. En voici en bref les principales conclusions:
- WiMax démarrera d'une autre manière pour fournir des services fixes avant que de pouvoir grandir dans les services portables et mobiles: une première application est la connexion des hotspots aux réseaux fixes.
- Il n'existe aucun consensus sur le moment où WiMax pourra atteindre le flux principal chez les prestataires de services. Le matériel carte PC est attendu pour 2006.
- Si WiMax devient le flux principal, ce sera pour longtemps. Il aura tiré ses leçons des autres systèmes et les coûts pourront être très bas.
- WiMax est plus copain qu'adversaire des autres systèmes, surtout au début. Si sa croissance est certes dommageable à DSL, il supporte certainement le phénomène hotspot.
- Le business case pour WiMax en tant que véhicule pour la voix, la vidéo et les données est encore très incertain. Surtout au niveau de la vidéo où l'on s'interroge encore sur la largeur de bande et le spectre.
Un résumé pratique du rapport peut être téléchargé sur Heavy Reading

4 - L'importance du prix par MB dans les réseaux 3G

Dans les réseaux grande vitesse, il s'agit maintenant de parvenir à un équilibre entre les recettes par Mb et le coût par Mb. C'est logique, il s'agit là d'une simple question de bon sens. Mais dans la pratique, il apparaît que ce n'est pas toujours possible et l'équilibre est gravement mis en danger par des stratégies erronées permanentes ou temporaires. Analysys Research a ainsi constaté dans un rapport que des différences énormes étaient enregistrées dans les recettes sur ce marché. Chez Sprint PCS aux Etats-Unis, on utilise un client 3G typique 900 voice-minutes par mois dans un bundling voice-data bon marché, de sorte que les recettes par Mb ne se montent qu'à $0,58. Le réseau 3 britannique réunit également le vocal et la données mais avec des recettes de $1,12 par Mb, et il s'agit là déjà des deux tiers d'une recette 2G moyenne? Au Japon, DoCoMo dérive, en mettant l'accent sur les services multimédias, $4,09 dollars par Mb en 3G, même si cela ne constitue encore que 19% des recettes en 2G. Sans oublier les nombreux autres pièges dans lesquels l'exploitant 3G peut encore tomber, et personne n'est aujourd'hui capable de dire quelle stratégie équilibrera au mieux les recettes et les dépenses.
Analysys

5 - Scarlet combine téléphonie, gsm et ADSL dans un seul abonnement

A partir du 1er décembre, Scarlet propose un abonnement télécom permettant le transit vocal et données sur la même ligne ADSL. La voix sera acheminée par Voice over DSL (VoDSL) sans qu'un abonnement Belgacom soit nécessaire. La formule revient à 49,50 euros par mois qui couvrira tant les liaisons Internet que les appels gratuits vers n'importe quel numéro fixe national. De même l'abonnement GSM pour une carte SIM est intégré dans le pack. Ce faisant, Scarlet est le premier prestataire en Belgique à démarrer une telle formule. La société néerlandaise qui est active en Belgique depuis 1997 est surtout connue comme repreneur de Planet Internet, le volet Internet de KPN en Belgique.
Scarlet

6 - Spyware, on sait de quoi il retourne mais en pollue-t-il nos PC?

Spyware – ces petits bouts de logiciel qui sont installés dans votre PC et qui permettent à quelqu'un d'obtenir certaines informations comme le comportement de surf – est probablement plus répandu que nous le pensons. Mais comment se fait-il que nous n'y prêtons pas davantage garde? Parce que la majorité des chefs d'entreprise et des responsables IT ne considèrent pas le spyware comme une menace pour la sécurité du réseau mais uniquement comme une menace pour la productivité. On ne s'en inquiète que lorsque les ordinateurs ralentissent trop leur rythme ou lorsqu'ils se plantent. "Mais au départ nous pensions aussi au spam", explique Webroot, à la base d'une enquête qui montre que 96% des CEO et directeurs IT aux Etats-Unis se considèrent comme suffisamment protégés. Webroot propose un audit spyware simple sur son site qui révèle en quelques minutes le spyware de votre PC. Etonnant et très instructif.
Webroot


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