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6minutes interactive
business # 200 du 29/11/2004
les essentiels du business interactif en six messages
Dans cette édition:
1 - Les moteurs de recherche prennent position
2 - Mail pour mamans
3 - La transparence dans le marketing en ligne séduit
toujours plus les PME
4 - Un tiers des budgets de voyages dépensés sur la Toile
5 - Budget de fin d'année en ligne
6 - Prévisibilité rime avec maturité
1
- Les moteurs de recherche prennent position
|
Le test du nouveau moteur de
recherche de Microsoft lancé en début de ce mois suscite les inévitables
remous dans le monde des moteurs de recherche. Pour Microsoft, il
s'agirait d'un investissement d'environ 100 millions de dollars. Après
la phase de test, ce nouveau moteur de recherche sera intégré dans
le portail MSN. Actuellement, Microsoft dispose d'un accord avec
Yahoo. Selon ComScore Networks, Google détenait à l'été dernier
36,1 pour cent du marché des recherches et Yahoo 30,6 pour cent. La
part de marché de MSN s'élevait à 14,4 pour cent. Pour Microsoft,
attaquer au niveau du leadership sur le marché des recherches était
devenu prioritaire, ce qui n'implique évidemment pas que les autres
acteurs restent les bras ballants. Google a étendu ses services à
la recherche sur desktop, à la recherche dans des ouvrages et à un
service de courriel 'consultable' d'une capacité de stockage
quasi-illimitée pour l'utilisateur. Microsoft planche cependant à
des outils spécifiques qui lui permettront de se distinguer de la
concurrence. Et notamment avec un outil, en développement, baptisé
‘Stuff I’ve Seen’ qui établit un catalogue de tous les
fichiers et sites que l'utilisateur a déjà visité. Le nouveau
moteur de recherche MSN est disponible sur 26 marchés et en 11
langues, il intègre un outil spécial 'Search Near Me' qui mène
les recherches locales dans la bonne direction. Microsoft a, par
ailleurs, porté le nombre de pages indexées de 1 à 5 milliards,
mais Google avait anticipé le mouvement en doublant ses 4,3
milliards de pages indexées à 8,1 milliards.
Mais d'où proviennent donc les ressources sur ce marché
actuellement? Selon les analystes de Jupiter Research, ce sont les
listes de préférences payées comme résultat d'une mission de
recherche qui vont générer le capital, à l'instar de ce qui se
passe maintenant.
|
2
- Mail pour mamans
|
Les deux tiers des mamans
connectées aux Etats-Unis consultent leur courriel de trois à
quatre fois par jour, si l'on en croit les résultats d'une récente
étude conduite auprès des lectrices d'une infolettre pour les mères,
et réalisée par Lucid Marketing. Si la moitié donne la préférence
au téléphone comme moyen de communication, 27 pour cent placent le
courriel à la première place. Les mères considèrent comme
important qu'une campagne par courriel tienne compte de leurs
besoins réels. Les deux tiers des mères dépensent davantage
d'argent auprès des sociétés qui leur envoient des messages
utiles et pertinents. Près de 90 pour cent affirment qu'elles achètent
parfois sur base des messages courriels et 71 pour cent pensent que
les messages par courriel influencent leur décision d'achat.
Que font encore les mères en ligne? Plus de 70 pour cent cherchent
et préparent des voyages, et suivent les informations. Les trois
quarts paient leurs factures en ligne, partent en quête des
meilleurs produits et recherchent des informations sur la santé.
|
3
- La transparence dans le marketing en ligne séduit toujours plus les PME
|
Pour la grande majorité des
petites sociétés qui ont testé le marketing en ligne, il reste un
goût de trop peu. C'est ce que montre une récente étude de Kelsey
Group. Ces petites sociétés sont surtout séduites par la vision
claire sur les résultats de leurs actions. Les moteurs de recherche
comme Google et Yahoo ont gagné les plus petites sociétés en leur
proposant des programmes publicitaires spécifiques mais surtout en
offrant accès aux utilisateurs aux informations locales. Ce faisant,
les petites sociétés qui visent un marché régional peuvent déployer
des campagnes ciblées. A l'instar de ce qui se passe pour la
population moyenne, Kelsey Group constate que les petites sociétés
se répartissent sur plusieurs segments. Ainsi, ce sont souvent les
‘early adopters’ du marketing en ligne et les nouvelles sociétés
orientées business et technique qui exploitent plus facilement le
marketing en ligne pour concrétiser leur objectifs commerciaux.
Aujourd'hui, le peloton des petites sociétés s'ouvrent toujours
plus à Internet ce qui devrait stimuler la croissance des sociétés
de marketing en ligne.
|
4
- Un tiers des budgets de voyages dépensés sur la Toile
|
Aux Etats-Unis, le marché du
voyage en ligne représentait cette année 23 pour cent des budgets
de voyages, soit 54 milliards de dollars, la part du marché devant
continuer à progresser ces cinq prochaines années. En 2009, le
marché du voyage en ligne représentera un tiers du marché total,
soit 91 milliards de dollars, selon les prévisions de Jupiter
Research. Tant les agences de voyage en ligne que les sites de
producteurs de voyages voient leurs ventes augmenter. Certes, le
marché est très sensible au prix, précise Jupiter Resarch. Les
moteurs de recherche deviennent dès lors un facteur critique dans
le mix marketing. Des consommateurs toujours plus nombreux partent
en quête sur les sites de voyages sur base d'une mission de
recherche. Les tickets d'avion représentent le premier budget en
ligne, 23,3 milliards de dollars en 2004, soit plus du double des réservations
hôtelières (11,6 milliards de dollars). Tant les voyageurs à
titre privé qu'à titre professionnel se portent de plus en plus
souvent sur la Toile. La part des prestataires de voyages sur
l'ensemble du marché des voyages, actuellement 56 pour cent,
devrait encore légèrement progresser pour atteindre 60 pour cent
en 2009, précise Jupiter Research.
Autres détails
|
5
- Budget de fin d'année en ligne
|
Du quatrième rapport annuel 'eSpending',
réalisé conjointement par Goldman, Sachs, & Co., Harris
Interactive, et Nielsen//NetRatings, il ressort qu'en 2004 les
budgets en ligne pour la fin de l'année seront légèrement en
progression par comparaison à 2O03; toutefois, la croissance reste
solide. A l'origine du renforcement de cette évolution, des sites
de shopping mieux utilisables, un meilleur service à la clientèle
et des prix plus faibles. Toutefois, la concurrence avec les canaux
traditionnels a fortement augmenté, précisent les analystes. Les
principales catégories de produits restent les articles qui se
positionnaient déjà bien dans les ventes en ligne, à savoir les
jouets, les jeux, les ordinateurs, l'électronique consommateur, les
produits pour la maison et le jardin, les livres, les CD et les DVD.
Les vêtements sont toujours plus souvent achetés en ligne mais,
pour ce segment, les analystes constatent que les personnes essaient
d'abord les vêtements dans les boutiques traditionnelles avant de
se porter en ligne pour commander. L'année dernière, les
consommateurs américains ont dépensé 3,7 milliards en achats de vêtements
en ligne, les jouets et les jeux vidéos (matériel et logiciel) étant
le deuxième poste dans ce budget en ligne, avec 2,2 milliards de
dollars.
|
6
- Prévisibilité rime avec maturité
|
Dans son dernier rapport de
tendances (troisième trimestre 2004), DoubleClick souligne que la
publicité en ligne, très longtemps ressentie comme très
changeante, présente toujours davantage de caractéristiques prévisibles.
Ce qui prouve la maturité en émergence du canal, précise le
bureau d'études de marché. Près de la moitié (43 pour cent) de
l'ensemble des publicités en ligne sont de type 'Rich Media', une
part qui est restée relativement stable dans le courant de 2004.
Des publicités toujours plus nombreuses sont proposées avec une
limitation de fréquence. Le fameux ‘frequency cap’ veille en
effet à limiter le nombre de fois qu'un visiteur unique visualise
une publicité bien déterminée. Actuellement, cette solution n'est
appliquée qu'à 16 pour cent des publicités, comme le montre les
relevés de DoubleClick.
La bannière classique continue à représenter un quart de
l'ensemble des publicités même si elle est en recul. Les grands
formats sont clairement en progression. Le leader board est le
format qui arrive en deuxième position (9,3 pour cent) suivi par
les gratte-ciel 'étroits' (120 x 600 pixels) et ‘larges’ (160 x
600 pixels), respectivement 5,6 et 4,4 pour cent. Le nombre de clics
continue à fluctuer, mais DoubleClick constate toutefois que la
place spécifique et l'intention créative jouent un rôle plus
important que le format. Pour la bannière standard, le taux de clic
moyen est de 0,17 pour cent. Les interstitials (550 x 480 pixels)
fournissent, avec 0,80 pour cent, le pourcentage de clic le plus élevé.
Le ‘Post-Impression Impact’ représente plusieurs fois le
‘Post Click Impact’. Le ‘view-through’ est la mesure qui
estime la conversion en ligne dans une période de temps déterminée
et qui se traduit par le fait qu'un utilisateur voit la publicité
sans pour autant cliquer dessus. Selon les constatations de
DoubleClick, la conversion du view-through est cinq fois supérieure
à celle du click-through.
|
6minutes e-business #
199 du 2/11/2004
les essentiels de l'e-business en six messages
Cette édition a été envoyée à 12725 abonnés
Dans cette édition:
1 - Le marketing par courriel entame la position de la
publicité télévisée
2 - Les petites annonces des journaux mises en péril par
le Net
3 - Internet, en route pour une nouvelle voiture
4 - Sécurité en ligne, différence entre perception et réalité
5 - Les kiosques ne renoncent pas
6 - Dans la huche de Saint-Nicolas…
1
- Le marketing par courriel entame la position de la publicité télévisée
|
La Britannique Interactive
Prospect Targeting (IPT), fournisseur de solutions numériques en
marketing direct, a constaté que le marketing par courriel ciblant
les consommateurs était presque aussi bien placé que la publicité
télévisée. A la question d'indiquer le canal de communication
marketing le plus efficace, 32 pour cent optent pour le courriel, ce
qui s'approche fort du pourcentage (39%) de ceux qui préfèrent la
télévision. Le fait que la majorité des consommateurs apprécient
particulièrement de recevoir leur courriel le soir à la maison
rapproche sensiblement le marketing par courriel du terrain de la télévision.
La presse est choisie par 10 pour cent des personnes interrogées et
la radio par 12 pour cent comme canal le plus efficace. Malgré
l'attitude positive des spécialistes face au marketing par courriel,
92 pour cent prévoient du courriel dans leur budget marketing et 51
pour cent ont l'intention d'augmenter le budget de l'année
prochaine, eMarketer n'en indique pas moins dans un rapport récemment
publié sur le marketing par courriel que le marketing par courriel
est exploité presque exclusivement pour entretenir la relation au
client alors que son potentiel au niveau de la vente, de
l'acquisition de nouveaux clients et de l'amélioration de la réputation
de la marque est largement sous-utilisé. Quatre marketers sur dix
ne mesurent que les taux d'ouverture et de clic de leurs campagnes.
|
2
- Les petites annonces des journaux mises en péril par le Net
|
Autre menace des publicités
en ligne pour les canaux traditionnels? Mieux vaut savoir. Les
quotidiens locaux aux Etats-Unis ont subi des pertes considérables
en raison de la croissance des publicités en ligne, surtout sur les
recettes des petites annonces, les fameuses 'classifieds', en raison
de la percée des campagnes en ligne. Voici ce qui ressort d'un
nouveau rapport édité par ClassifiedIntelligence.com. Les sites
populaires comme eBay et Craiglist, qui offrent aux utilisateurs la
possibilité de placer leur petite annonce de manière gratuite ou
presque, ont obligé les journaux à réduire leurs tarifs ou à
proposer des services gratuits afin de rester concurrentiels. Les
deux tiers des éditeurs de journaux interrogés ont l'intention
dans les prochains mois de lancer de nouveaux services pour tenir tête
à la concurrence d'eBay et consorts.
Dans cette optique, la reprise dans notre pays du site d'enchères
Yezz par le Persgroep peut être envisagée comme l'application du
principe: ‘If you can’t beat them, join them’.
Le rapport peut être téléchargé
gratuitement moyennant enregistrement.
|
3
- Internet, en route pour une nouvelle voiture
|
Les sites automobiles ne
cessent de s'améliorer. Nielsen/NetRatings a constaté qu'en
Australie, le trafic sur les sites automobiles avait augmenté de 21
pour cent en trois mois. En août 2004, près de 1,7 million de
visiteurs uniques australiens ont été enregistrés, auxquels il
faut ajouter les quelque 500.000 visiteurs extérieurs, ce qu porte
le trafic total à 2,2 millions selon Nielsen.
Le site principal en Australie, Carsales.com, a enregistré avec
500.000 visiteurs non seulement le meilleur score au niveau du
volume, mais aussi de la fréquence et du nombre de pages consultées.
Le surfeur moyen visite en moyenne 2,2 fois ce site par mois et
visualise 62 pages par mois. Les constructeurs automobiles font
clairement moins bien que les portails automobiles qui rassemblent
des informations sur les nouveautés comme sur les occasions avec références
aux revendeurs locaux et aux services connexes comme les assurances.
|
4
- Sécurité en ligne, différence entre perception et réalité
|
Au niveau de la sécurité en
ligne, il existe une différence claire entre la perception et la réalité,
si l'on en croit une étude d'AOL et de la National Cyber Security
Alliance réalisée aux Etats-Unis. Les utilisateurs considèrent généralement
leur ordinateur comme sûr face aux menaces en ligne alors que les
ordinateurs mêmes affichent une toute autre image. Près des trois
quarts des consommateurs se protègent des virus et 60 pour cent
contre les 'hackers', mais lors du contrôle de l'ordinateur, il
apparaît que 67 pour cent ne disposent pas d'une protection
antivirale ou que la mise à niveau datait d'au moins d'une semaine.
Malgré cette protection insuffisante, 84 pour cent des utilisateurs
conservent des informations sensibles, comme les données financières
ou de santé sur leur ordinateur.
|
5
- Les kiosques ne renoncent pas
|
Les kiosques, ces ordinateurs
(avec liaison Internet ou non) que l'on retrouve dans les magasins
et dans certains lieux publics, ne renoncent pas, au contraire
puisque leur popularité augmente, indique un rapport de Summit
Research Associates. A côté des infokiosques, on rencontre de plus
en plus des kiosques self-service pour l'impression des photos numériques
ou la commande de tickets. La croissance du nombre de kiosques est
surtout liée à la diminution de la main d'œuvre. Lorsque le
kiosque fournit l'information, il faut moins de personnel alors que
le service reste au même niveau. De même, les temps d'attente pour
obtenir l'information sont fortement réduits. Le nombre de kiosques
dans les commerces de détail en Amérique du Nord devrait
progresser de 20 pour cent entre 2004 et 2005, soit de 70 à 84.000
unités, précise encore le rapport.
|
6
- Dans la huche de Saint-Nicolas…
|
Que pourrait bien glisser
Saint-Nicolas dans nos petits souliers ou Père Noël sous le sapin?
La Consumer Electronic Association (CEA) aux Etats-Unis a étudié
les intentions et les espoirs de cadeaux pour cette fin d'année.
Cette année, près d'un quart des consommateurs a l'intention de dépenser
davantage dans les articles cadeaux que l'année dernière. Les caméras
numériques détrônent les lecteurs DVD. L'intérêt des caméras
numérique passe de 24 à 29 pour cent par comparaison à l'année
dernière alors que les lecteurs DVD connaissent un recul de 31 à
25 pour cent. Les trois quarts des sondés ont l'intention d'offrir
un appareil électronique. Outre les articles déjà cités, ce sont
aussi les consoles de jeux, les GSM, les ordinateurs, laptops et
blocs-notes, les lecteurs MP3 et la télévision HD qui bénéficient
de plus large intérêt. Pour leur part, les sondés recevraient de
préférence une TV plasma.
Les chèques cadeaux pour les articles électroniques ont le vent en
poupe. 30 pour cent envisagent d'offrir un chèque cadeau pour un
cadeau dans une boutique électronique.
|
6minutes e-business #
198 du 4/10/2004
les essentiels de l'e-business en six messages
Cette édition a été envoyée à 12495 abonnés
Dans cette édition:
1 - Internet, le chéri des médias
2 - Avenir numérique
3 - La musique numérique ne remplace pas les CD
4 - Affluence de visiteurs sur les sites de voyages
5 - Le service à la clientèle plus important que la
fonctionnalité
6 - Progression de l'externalisation
1
- Internet, le chéri des médias
|
Le comportement médiatique évolue
sous l'impulsion d'Internet. Cette vérité ressort de la
‘Generational Media Study’ réalisée par Magid Associates à la
demande de la Online Publishers Association (OPA). Internet devance
les autres médias quand on compare son utilisation avec celle de la
télévision, de la radio, des journaux et magazines. Lors du choix
de leurs deux médias préférés, 45,6 pour cent se prononcent pour
Internet en premier lieu, suivi par la télévision élue par 34,6
pour cent des sondés de la tranche d'âge des 18 à 54 ans. Les
journaux arrivent en troisième position (7,5 pour cent) devant la
radio et les quotidiens (3,2 pour cent chacun) dans son sondage réalisé
auprès d'adultes américains quant à leurs deux médias préférés.
Dans la tranche des 18 à 24 ans, le choix est encore plus prononcé,
avec 50,5 pour cent qui optent pour Internet contre 28,5 pour cent
à peine à donner la préférence à la télévision. Ces deux médias
ont d'ailleurs leurs 'drogués', 19 pour cent des sondés avouent
passer plus de 5 heures par jour en semaine sur la Toile alors que
15 pour cent regardent la télévision plus de 5 heures par jour.
Internet est également le seul média dont la durée d'utilisation
augmente, 47 pour cent des sondés consacrent aujourd'hui davantage
de temps à Internet que l'année dernière alors que 35 pour cent
passent moins de temps en jeux vidéo et PC et que 28 pour cent
regardent moins la télévision. La télévision présente donc
clairement une fonction de loisir et de détente alors qu'Internet
est davantage utilisé à des fins informatives. Plus des trois
quarts des personnes interrogées considèrent que lire un récit
sur Internet est au moins aussi bien que le lire dans un journal. 67
pour cent estiment que visionner des clips vidéo en ligne est au
moins aussi bien qu'à la télévision toutefois pour les vidéo à
durée plus longue, la télévision garde son avantage.
Le rapport complet peut être téléchargé du site de la Online
Publishers Association
|
2
- Avenir numérique
|
Le 'Center for Digital Futur'
américain vient de présenter son étude annuelle sur l'impact
social de la technologie en ligne. Le projet passe en revue plus de
100 domaines nous influençant par notre comportement en ligne.
Parmi les constatations essentielles, il ressort notamment que près
de 75 pour cent de la population américaine se porte en ligne et ce,
en moyenne 12 heures trente par semaine. D'autre part, les
utilisateurs se montrent toujours davantage sceptiques face à
l'information en ligne, à peine 40 pour cent croient que
l'information sur le web est fiable. Les sites web qui sont régulièrement
visités et les sites de médias confirmés ainsi que du
gouvernement bénéficient clairement d'une crédibilité bien plus
élevée. L'information des personnes individuelles est considérée
comme crédible par moins de 10 pour cent de la population internet.
En outre, la télévision est de moins en moins appréciée par les
internautes.
Le rapport complet de
‘Digital Future Project’
|
3
- La musique numérique ne remplace pas les CD
|
Selon une étude récente de
Jupiter Research, l'ouverture des boutiques virtuelles de musique en
Europe ne parviendra pas à évincer les CD comme support musical.
Pour 2009, Jupiter prévoit un chiffre d'affaires de 836 millions
d'euros pour la musique numérique, soit 8 pour cent du marché
musical global. Fin de l'année dernière, ce marché représentait
à peine 10,6 millions d'euros mais dans le courant de 2004, le
marché musical numérique a déjà quadruplé, affirme le rapport
de Jupiter Research. L'interopérabilité est la clé du succès sur
le marché musical numérique. A terme, aucun acteur du marché ne
parviendra à dominer ce marché (finies les illusions d'iPod). Un
large éventail de boutiques de musique virtuelles et de
prestataires regroupés autour des segments de consommateurs, des
pays et des fournisseurs se répartiront le marché. Rien qu'au
Royaume-Uni, le marché atteindra quelque 30 pour cent du marché
musical européen. Les modèles business actuels considèrent la
distribution numérique comme une activité à petites marges ce qui
placent les entreprises à recettes alternatives (notamment via la
vente d'appareils ou d'accès large bande) dans les meilleures
positions pour atteindre le succès à terme, mieux, il faudra
souvent accepter de commercialiser à court terme des produits numériques
à perte pour pouvoir engranger des bénéfices à terme.
|
4
- Affluence de visiteurs sur les sites de voyages
|
Les sites de voyage attirent
toujours davantage de visiteurs, si l'on en croit l'analyse de
Nielsen/NetRatings. Les voyageurs sont à la recherche de tarifs spéciaux
mais visitent également des sites et des destinations aériennes
pour réserver ou pour demander d'autres informations sur les
programmes de fidélité.
Ainsi, les visites du site web de la chaîne Hilton ont progressé
de 65 pour cent pendant la semaine de 19 septembre, pour atteindre
1,5 million de visiteurs uniques dont 4 sur 10 ont visité les pages
de réservation protégées. La compagnie aérienne Southwest et
Yahoo! Travel ont vu le nombre de leurs visiteurs grimper de 63 pour
cent. A noter que l'augmentation s'est surtout marquée chez les
surfeurs au travail. Les analystes de Nielsen/Netratings indiquent
que les campagnes de marketing cross-channel intelligentes sont à
la base de cette augmentation des visiteurs. Ce qui attend
maintenant les sites de voyages, c'est de confirmer le succès en
ligne, ce qui suppose de rendre encore plus conviviales la
planification et la réservation en ligne de voyages en assurant un
sentiment de plus-value chez le client.
|
5
- Le service à la clientèle plus important que la fonctionnalité
|
Lors d'une analyse des
services bancaires en ligne en Australie, Nielsen/Netratings est
parvenue à la conclusion que le service et le support à la clientèle
constituent un apport essentiel à la satisfaction de la clientèle
des banques en ligne. La quasi-totalité des institutions financières
et d'investissements en ligne confirmées se positionnent bien au
niveau de la fidélité, de la vitesse et de la simplicité de la
navigation et des transactions. Des différences sensibles sont notées
dans le domaine de la satisfaction de la clientèle. Les
institutions financières et les banques de moins grande envergure
ne le cèdent plus en rien aux grandes institutions financières qui
dominaient naguère encore les services bancaires en ligne, constate
Nielsen. Les différences surgissent au niveau de la présentation générale,
des mises à jour des sites et de la satisfaction de la clientèle
des banques en ligne. Mais la simplicité de l'utilisation reste le
facteur essentiel.
|
6
- Progression de l'externalisation
|
Selon AMR Research, le budget
d'externalisation va progresser en 2005 de 9,3 pour cent. Les sociétés
de production tentent ainsi de réduire les coûts IT interne.
L'objectif est de libérer de la sorte des budgets pour les
investissements stratégiques afin de pouvoir rencontrer les
exigences de la clientèle. Les investissements projetés couvrent
l'innovation produit, l'amélioration des services de livraison et
la réduction des coûts de la chaîne d'approvisionnement.
Actuellement, 25 pour cent du travail IT est externalisé aux
Etats-Unis, si l'on en croit AMR Research qui se base sur un sondage
effectué auprès de 600 entreprises de production. Sur ces sociétés,
53 pour cent ont l'intention d'augmenter le budget outsourcing alors
que 5 pour cent à peine envisagent de le réduire. La croissance de
l'externalisation 'offshore' est deux fois plus grande que celle de
l'outsourcing en général. La réduction des coûts reste cependant
le leitmotiv des projets IT, constate encore le bureau d'études.
Ainsi, les entreprises de production continuent à consolider leurs
systèmes existants surtout en vue d'économies dans les domaines IT
qui ne font pas partie des compétences noyaux.
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