|
6minutes.net est un
journal d'informations segmentées distributé par
e-mail, se composant d'une douzaine d'infolettres gratuites en français. Une
initiative de Toon
Lowette et de Leo Van Dorsselaer.
Abonnement
GRATUIT
LISTE de toutes les éditions
GESTION de
votre adresse: renon, changement d'adresse, langue
COMPTES
ANNUELS
- banque de données
ARCHIVES des
éditions précédentes
Votre
VIE PRIVEE
ANNONCER dans 6minutes.net
1minute
ADVANTAGE
6minutes
SUR VOTRE SITE
CALENDRIER
CONTACT
E-zines
in het
NEDERLANDS
6minutes.net
est une publication de 6minutes
Press
Rue de Laeken 147 boîte 15, 1000 Bruxelles
editor@XXX6minutes.net
(effacez les XXX quand vous envoyez un message - mesure
anti-spam)
Enregistrement nom de domaine &
hébergement web via Register.be
|
6minutes la Belgique déchiffrée
# 18 du 11/07/2005
chiffres et statistiques sur la Belgique, ses habitants et ses voisins,
déchiffrés par le SPF Économie - INS
Dans cette édition:
1 - Les transports en commun continuent sur leur lancée
2 - Faillites et concordats judiciaires
3 - Courtoisie, ou drôles de manœuvres ?
4 - Les revenus des Belges
5 - Tu me passes la télécommande ?
6 - Attachez-la !
Publicité
 |
Enregistrez un ami à 6minutes la Belgique déchiffrée
Voulez-vous permettre à un ami de connaître 6minutes?
Cliquez ici
et faites tout simplement un plaisir à un ami ou une connaissance.
|
1
- Les transports en commun continuent sur leur lancée
|
En 2004, De Lijn, la STIB et les
TEC ont transporté au total 838 millions de voyageurs, soit 10% de plus
qu’en 2003. La croissance des régies belges de transports publics se
poursuit donc, se situant dans la droite ligne des chiffres en hausse déjà
enregistrés en 2003 (plus 10,1%), 2002 (plus 13,7%) et 2001 (plus
9,6%). De Lijn a attiré 14% de voyageurs en plus (passant de 362 à 413
millions), la STIB 8,8% en plus (de 220 à 239 millions) et les TEC 3,5%
en plus (de 179 à 186 millons). En 2003 comme en 2002, c’était également
De Lijn qui avait connu la croissance la plus forte.
Quelle est l’importance relative des transports publics par rapport au
transport privé ? Exprimé en voyageurs-kilomètres, le transport privé
par route compte pour 82,2% du total, tandis qu’ensemble, le métro,
le tram et le bus prennent à leur compte 11,6% de ce total (3,9%
revenant à des sociétes privées de transport par autocar, et 7,7% aux
sociétés publiques), et la SNCB les 3,9% restants.
Comparaison des
modes de transport privé et collectif
Transports en
commun par route
Transports en
commun par chemin de fer
|
2
- Faillites et concordats judiciaires
|
Jan De Boitselier, qui travaille
depuis 1997 à la société Graydon Belgium, a publié à la fin de l’année
passée « Faillissementen en gerechtelijke akkoorden » (Faillites et
concordats judiciaires, disponible en néerlandais uniquement). Dans cet
ouvrage, l’auteur, après s’être attaché à préciser ce qu’est,
techniquement, une faillite, passe en revue les causes des faillites, décrit
la façon de les prévenir, et évalue leur impact sur l’économie. Il
s’est entretenu avec des chefs d’entreprise, des entrepreneurs
faillis, des administrateurs judiciaires et des juges, et a réuni une
foule de statistiques et de textes de loi se rapportant au sujet.
Selon les juges-commissaires, il importe d’abord que les entrepreneurs
débutants aient une aptitude professionnelle suffisante (92,3% des
juges-commissaires mettent en évidence ce facteur). Sont également
importants pour réussir : un capital suffisant (89,1%), un plan d’exploitation
réaliste (84,5%) et un accompagnement adéquat (72,9%). Les principales
causes de faillite sont, selon les juges-commissaires : une mauvaise
gestion (80,3%), un actif net trop faible ou un capital insuffisant
(78,8%), et un plan financier irréaliste au moment de fonder l’entreprise
(68,5%).
Quant aux entrepreneurs en faillite eux-mêmes, ils se sentent souvent
les dupes d’une « machination » sur laquelle ils n’ont aucune
prise. Sont cités le plus souvent, parmi les causes de faillite : les défauts
de paiement et la faillite d’un client (64%), suivis de pratiques
frauduleuses (26%), d’un climat économique peu propice aux
entreprises (20%), d’accidents et maladies (15%), d’un tutorat et
d’un accompagnement insuffisants (15%) et de la lenteur de la justice
(4%). « Faillissementen en gerechtelijke akkoorden », coproduction du
Standaard Uitgeverij et de Graydon Belgium, est vendu au prix de 19
euros.
Démographie des
entreprises
Présentation
de Jan De Boitselier et de son ouvrage
|
3
- Courtoisie, ou drôles de manœuvres ?
|
Force est de constater que
cyclistes et automobilistes ne vivent pas toujours en parfaite harmonie.
Cependant, si tous les cyclistes voulaient bien circuler avec des feux
allumés et si, en même temps, tous les conducteurs de voiture
prenaient la résolution de ne plus stationner ou se garer sur la piste
cyclable, une bonne part déjà des motifs d’irritation entre ces deux
catégories d’usagers cesserait d’exister. C’est ce qu’on peut déduire
des résultats d’une enquête de UitWeg (de la Région flamande)
portant sur les exaspérations des différents usagers de la route.
Le deuxième motif d’exaspération cité le plus souvent par les
cyclistes sont les portières qu’on ouvre sans crier gare, et le
troisième l’attitude de ces automobilistes qui, voulant se rendre sur
la chaussée, s’avancent d’un seul coup jusque sur la piste cyclable
sans autrement se préoccuper de l’arrivée ou non de cyclistes. En
quatrième position de la liste des griefs on trouve le fait de dépasser
des cyclistes à des endroits où la place manque pour le faire, et en
cinq, le fait, pour un automobiliste, de laisser à droite de la chaussée
un espace tellement rétréci que les cyclistes s’y trouvent pris en
sandwich.
Quant aux automobilistes, ce qui, après l’absence de feux, les met le
plus en rogne est de voir des cyclistes rouler en dehors de la piste
cyclable, suivi de la manie de certains cyclistes de rouler à plusieurs
côte à côte. La quatrième source d’agacement des chauffeurs sont
les cyclistes qui quittent subitement la piste cyclable pour se rendre
sur la chaussée ou pour la traverser. La cinquième place enfin va aux
cyclistes qui s’arrogent la priorité à des endroits où ils ne sont
pas censés en bénéficier.
|
4
- Les revenus des Belges
|
Il ressort des statistiques
fiscales de l’exercice 2003, élaborées par la Division Statistiques
du SPF Économie, que dans notre pays le revenu total net imposable
s’est élevé, en 2002, à 126,6 milliards d’euros, contre 121,1
milliards d’euros l’année précédente, ce qui revient à une
hausse globale de 4,5 pour cent. Si l’on prend en compte l’inflation
de 1,6 pour cent en 2002, cela équivaut à une augmentation réelle des
revenus de 2,9 pour cent.
Le Brabant-Flamand est à présent la province au revenu moyen le plus
important, détrônant ainsi le Brabant-Wallon. C’est la province de
Luxembourg qui, une fois encore, enregistre la plus forte progression :
les revenus y ont augmenté en moyenne de 3,9 pour cent (contre 7,4 pour
cent en 2001). Lasne est derechef, au regard du revenu moyen par déclaration,
la commune la plus riche du pays ; elle précède Tervuren et
Oud-Heverlee. La lanterne rouge est, une fois encore, la commune
bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode.
Les revenus des
Belges
|
5
- Tu me passes la télécommande ?
|
Selon les chercheurs Ignace
Glorieux et Jessie Vandeweyer (Département de sociologie, Groupe de
recherche TOR, Vrije Universiteit Brussel), l’intensité avec laquelle
on regarde la télévision varie suivant le niveau d’instruction, l’âge,
et la composition du ménage du téléspectateur. Les peu qualifiés
regardent sensiblement plus la télévision que les hauts diplômés :
21 heures et 9 minutes par semaine, contre 11 heures et 15 minutes. En
semaine surtout, les différences sont frappantes ; en effet, ceux qui
regardent la télévision pendant plus de 3 heures les jours de semaine
représentent 65% dans la catégorie inférieure (au regard du niveau de
formation), mais ne constituent que 5% parmi les diplômés
universitaires.
Parmi les personnes seules et les couples cohabitants sans enfants, une
moitié environ regarde la télévision pendant au moins trois heures
les jours de semaine. Les personnes dans la vingtaine et dans la
trentaine consacrent à regarder la télévision une durée hebdomadaire
de, respectivement, 13 heures 11 minutes et 12 heures 58 minutes, les
quadragénaires et les quinquagénaires de, respectivement, 13 h. 40
min. et 17 h. 23 minutes, et les sexagénaires de 26 heures 46 minutes.
Activités de
temps libre des femmes et des hommes
Études en
ligne sur l’emploi du temps et la culture
|
6
- Attachez-la !
|
Le 1er juin 1975, le port de la
ceinture de sécurité a été rendu obligatoire dans notre pays. Trente
ans après, le port de la ceinture a été une nouvelle fois évaluée
au moyen de comptages sur la route. Ces comptages ont été effectués
à la demande de l’Institut belge de la Sécurité routière auprès
de 16 259 chauffeurs et de 6 111 passagers installés à l’avant des
voitures.
Il est ainsi apparu qu’en 2004, 66,7 pour cent des chauffeurs et 65,7
pour cent des passagers bouclaient leur ceinture. Cela correspond à une
augmentation de, respectivement, 14,1 et 0,5 pour cent par rapport à
2003. Les hommes, surtout en tant que passagers à l’avant (75,8 pour
cent), ainsi que les chauffeurs bruxellois (62,9 pour cent) et wallons
(58,8 pour cent), n’apparaissent que peu enclins à porter la ceinture.
Dans les zones à vitesse limitée (30 et 50 km/heure) en particulier,
il n’est pas rare que l’obligation de porter la ceinture soit «
oubliée » par ces catégories de personnes. Sur les voies à vitesse
limitée à 30 km/h, seule une moitié des conducteurs et des passagers
portent la ceinture. Sur les autoroutes, en revanche, 77 chauffeurs sur
100 et 73 passagers sur 100 avaient bouclé leur ceinture.
Si une amélioration est certes constatée, la Belgique demeure un élève
médiocre en comparaison du Royaume-Uni et de la Norvège, où le taux
de port de la ceinture dépasse 80 pour cent. Et que penser du Canada et
de l’Australie, où, respectivement, 90 et 95 pour cent des occupants
d’une voiture font usage de la ceinture ?
Études
mises en ligne sur la mobilité et la sécurité routière
Les
campagnes de l’IBSR
|
En collaboration avec
lINS (Institut national de Statistique Direction générale de la Statistique et de lInformation économique SPF Économie)
Redaction: Erik Vloeberghs Réactions et communiqués de presse:
editor@6minutes.net
|