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3ième trimestre 2004

6minutes la Belgique déchiffrée  


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6minutes la Belgique déchiffrée # 8 du 28/09/2004
chiffres et statistiques sur la Belgique, ses habitants et ses voisins,
déchiffrés par l’Institut national de Statistique

Cette édition a été envoyée à 5332 abonnés

 


 

 

Dans cette édition:
1 - Activité physique chez les plus de 55 ans
2 - Nouvelles du Grand Métier
3 - Emma supplante Laura
4 - Range ta chambre, Princesse !
5 - Chasse au diplôme
6 - IVG en Belgique, état actuel

 

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1 - Activité physique chez les plus de 55 ans

L’Institut flamand de promotion de la santé (VIG) a mené une étude sur la santé des plus de 55 ans. Différents aspects y ont été abordés : santé et prévention des chutes, bien-être général, tabagisme, alimentation saine, et exercice physique. Dans son article traitant de l’activité physique chez les plus de 55 ans, l’auteur de l’étude, Veerle Stevens, souligne que les plus de 55 ans ne constituent pas un groupe homogène ; tant s’en faut, en effet, que tous, dans cette catégorie d’âge, souffrent d’une santé précaire, vivent dans le dénuement ou soient dépendants de l’aide de tiers. Les aînés récusent le qualificatif de "vieux", et préfèrent participer à des programmes "tous publics" plutôt qu’à des activités ciblées sur leur seul groupe d’âge.
Rester en mouvement est très important, et l’esprit d’initiative dans ce domaine n’est pas ce qui défaut aux plus de 55 ans. Ainsi, une étude passant en revue la littérature existant sur le sujet a démontré que le taux de participation à des programmes de mobilisation physique est plus élevé chez les plus de 60 ans que chez les personnes plus jeunes. Les seniors peuvent donc assurément être motivés à davantage d’activité physique, même si la notion "d’entraînement" peut susciter des réticences chez les personnes plus âgées. D’autres obstacles susceptibles de limiter la participation à ce type de programmes sont les facteurs motivationnels, la crainte de lésions et l’accessibilité, que ce soit au regard de l’endroit où ont lieu les activités, des moyens de locomotion disponibles ou du coût. Il importe de s’attaquer de manière directe à ces obstacles potentiels. L’exercice physique sera d’autant plus facilement accepté que les aînés en percevront mieux les avantages. Rester en mouvement n’est pas un but en soi : l’objectif visé est une combinaison d’endurance, de vigueur musculaire, de souplesse et d’équilibre.
Promotion de la santé chez les plus de 55 ans

2 - Nouvelles du Grand Métier

En 2003, la flotte de pêche belge a encore été tronquée de six bâtiments, et elle ne comprend plus aujourd’hui que 119 unités. Néanmoins durant cette période, les arrivages de poisson dans nos ports nationaux effectués par des embarcations belges ont augmenté de 652 tonnes à 20.107 tonnes, soit, par rapport à l’année précédente, une augmentation de 3,4 pour cent. La quantité totale de poisson négocié (montants enregistrés dans les halles de criée) équivalait à 78,2 millions d’euros, ce qui revient à une hausse de 6,8 millions d’euros ou de 9,6 pour cent. Ainsi, la valeur du poisson débarqué a augmenté plus fortement que sa quantité.
Zeebrugge, prenant à son compte 69,5 pour cent des valeurs négociées (54,1 millions d’euros), demeure le premier port de pêche belge, suivi d’Ostende avec 29,1 pour cent (22,7 millions d’euros), alors que Nieuport, qui fait figure de balise pour la petite pêche côtière, doit se contenter de 1,4 pour cent (soit 1,1 millions d’euros).
Heureusement, trente et un échanges de quota ont été convenus l’an passé avec d’autres États membres, grâce à quoi les possibilités de capture ont été étendues pour la sole et la plie. L’espèce la plus souvent commercialisée dans les halles de criée est la plie (5.006 tonnes), suivie de la sole (4.351 tonnes) et de la raie (1.576 tonnes). Les arrivages de cabillaud - espèce semble-t-il de plus en plus rare - ont diminué de près de la moitié à 1.313 tonnes. Tous ces chiffres figurent dans la publication trimestrielle « Statistiques agricoles », que l’on peut télécharger à partir du site de l’INS (Institut national de Statistique, Statistique et Information économique, SPF Économie).
Fichiers téléchargeables de l’INS

3 - Emma supplante Laura

Les prénoms qui ont été donnés le plus souvent aux bébés nés en 2003 sont Emma et Thomas. C’est ce qui ressort des nouveaux chiffres de l’INS (Institut national de Statistique, Statistique et Information économique, SPF Économie). En 2002, Laura et Thomas se trouvaient encore en tête du palmarès. Les prénoms favoris diffèrent d’une région à l’autre. En Flandre, Emma et Robbe sont les prénoms préférés, tandis qu’en Wallonie les lauréats sont Léa et Hugo, et à Bruxelles Sarah et Mohamed. Le nombre de prénoms distincts ne cesse d’augmenter, et on en trouve davantage côté filles que côté garçons ; mais auparavant déjà, les chiffres avaient fait apparaître que les filles dans leur ensemble se voyaient attribuer un nombre plus grand de prénoms distincts que les garçons. C’est également chez elles que l’on recense le plus de nouveaux venus dans le palmarès des 100 prénoms préférés. Les 54.208 filles nées en l’année 2003 se sont vu donner 8.176 prénoms différents, les 57.364 garçons « seulement » 7.265 ; autrement dit, bien qu’en 2003 il soit né 5,5 pour cent de moins de filles que de garçons, elles ont reçu néanmoins 12,5 pour cent de plus de prénoms distincts.
Les prénoms préférés en 2003

4 - Range ta chambre, Princesse !

Comme les années précédentes, la liste des prénoms de 2003 renferme son lot de prénoms particuliers, rares et saugrenus. En général, les filles reçoivent un prénom excentrique plus souvent que les garçons. Mais il faut reconnaître que certains de ces prénoms, comme Lotus, Dot et Meike, sonnent plutôt joli (à moins qu’il ne s’agisse en réalité de « Mieke »). Cette fois encore, on a recensé nombre de prénoms à consonance anglaise, tels que Ginger, Jersey, Billie, Heaven, Heavenly, Lovely, Destiny, Pebbles, Goldie, Gypsy, Duke, O'Neill, Jazz et Roxy. Selon la linguiste Magda Devos, la culture anglo-saxonne s’impose de plus en plus, également comme source de prénoms.
Puk, Engel, Too, Wiesje et Guusje, relevés en Flandre, sont assez mignons. Semblent prédestinés à la musique les porteurs des noms Laïs (dont une vingtaine sont apparus en 2003 !), Mauro (Pawlowski ?), Ozzy (allusion à Ozzy Osbourne, ex-leader du légendaire groupe de hard-rock Black Sabbath ?), Prince, Enya, et il se peut que Xander (à rapprocher du chanteur hollandais Xander de Buisonjé ?) doive aussi sa vogue présente à l’actualité musicale.
Mais qui peut prédire dans quel type de carrière s’engageront les Lolita (apparu 13 fois en 2003), Acacia, Vanille et Eulalie?
Site Web Crazy Baby Names & Stuff

5 - Chasse au diplôme

Dans quelques années, toutes ces petites Emma et Laura, tous ces petits Thomas et Lucas prendront sans doute le chemin de l’école maternelle. Depuis que fut instituée l’instruction obligatoire en 1914, tous les enfants de 6 à 14 ans sont tenus de recevoir un enseignement, à domicile ou à l’école. En 1983, une prolongation de la scolarité obligatoire fut décidée, obligeant chaque enfant à suivre l’enseignement jusqu’à l’âge de dix-huit ans. En outre, depuis le début des années quatre-vingt-dix, le thème de l’« apprentissage tout au long de la vie » figure à l’agenda des décideurs politiques, tant au plan national qu’international. En 1987, selon l’Enquête sur les forces de travail, effectuée par l’INS (Institut national de Statistique, Statistique et Information économique, SPF Économie), plus de trois millions de personnes (38,7 pour cent) âgées de quinze ans ou plus ne détenaient aucun diplôme ou n’avaient accompli que des études primaires ; en 2003 n’étaient déjà plus dans ce cas qu’une personne sur quatre. À la même époque, 19,5 pour cent détenaient un diplôme du cycle supérieur de l’enseignement secondaire, contre 30,8 pour cent en 2003.
Ce n’est véritablement que dans les années soixante que l’enseignement supérieur et universitaire se démocratise et que le nombre de diplômés augmente. En l’intervalle de seize ans, le pourcentage de la population titulaire d’un diplôme universitaire a grimpé de 3,6 pour cent en 1987, à 6,0 pour cent en 1997, et à 7,2 pour cent en 2003. La proportion de personnes détenant un diplôme de l’enseignement supérieur non universitaire (de type long ou court) s’est élargie à un rythme encore plus rapide ,: de 8,5 à 15,0 pour cent (soit, en chiffres absolus, de 692 000 à près de 1,3 millions).
Niveau d’enseignement de la population

6 - IVG en Belgique, état actuel

Les chiffres du cRZ-Leuven (section louvaniste du Centre flamand de planification et d'éducation familiales) - établis notamment à partir des données de la Commission nationale d’évaluation de la loi sur l’avortement - font apparaître que s’il y a eu, entre le début des relevés et l’année 2000, une nette augmentation du nombre d’avortements pratiqués et enregistrés en Belgique, ce nombre s’est depuis lors stabilisé. À l’heure actuelle, les chiffres oscillent aux alentours de 16.000 avortements par an (15.666 en 2002, 16.653 en 2003). En 2003, une grossesse sur huit s’est achevée par un avortement. Au plan international, la Belgique se range ainsi parmi les pays au taux d’avortement le plus faible. Chez les adolescentes également, le nombre d’avortements tend à se stabiliser.
Quelles sont les femmes qui choisissent d’avorter ? En Belgique, celles qui font ce choix sont pour la plupart célibataires (62 pour cent), quoique l’on soit en vérité assez mal renseigné sur leur situation sociale effective. Une petite moitié des femmes ayant subi un avortement est sans enfant, 22 pour cent a déjà un enfant, et 18 pour cent en a deux. Parmi les femmes qui optent pour l’avortement, 48 pour cent déclarent n’avoir pas utilisé de contraceptifs, et 30 pour cent ne pas les avoir utilisés correctement. Les femmes ayant avorté en 2002 et 2003 ont pour la plupart entre 20 et 30 ans, leur moyenne d’âge se situant à 27,5 ans. « Les principales méthodes d’IVG pratiquées dans notre pays sont l’aspiration (79 pour cent des cas en 2002, 77 pour cent en 2003), la pilule abortive (12 pour cent en 2002, 11,5 pour cent en 2003) et le curetage (7,5 pour cent en 2002, 10 pour cent en 2003) », précise Katrien Ruytjens du cRZ-Leuven.
La loi belge sur l’interruption volontaire de grossesse a été votée par le parlement en 1990 et est entrée en vigueur en 1991. L’avortement figure encore dans le Code pénal mais n’est pas punissable si les six conditions suivantes sont remplies : la grossesse doit avoir mis la femme dans une situation de détresse ; la durée de la grossesse ne doit pas avoir dépassé douze semaines ; il doit s’être écoulé six jours entre la première visite médicale et l’intervention proprement dite ; la femme doit avoir été informée des alternatives susceptibles de remédier à sa situation de détresse ; l’intervention doit être exécutée par un médecin dans des conditions médicalement sûres ; et le centre IVG doit inclure un service de planing familial. La législation belge est en la matière semblable à celle des autres pays d’Europe occidentale.
Avortement en Belgique 2002-2003. Analyse des données.


6minutes la Belgique déchiffrée # 7 du 30/08/2004
chiffres et statistiques sur la Belgique, ses habitants et ses voisins,
déchiffrés par l’Institut national de Statistique

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Dans cette édition:
1 - Quatre personnes sur dix souffrent des nuisances sonores liées à la circulation
2 - Le personnel des administrations publiques
3 - Prix en hausse sur le marché du logement
4 - Pauvreté : le problème demeure entier à Bruxelles
5 - Avec ou sans catalyseur
6 - Les exploitations agricoles baissent en nombre mais augmentent en taille

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1 - Quatre personnes sur dix souffrent des nuisances sonores liées à la circulation

En 2002 eut lieu pour la quatrième fois l’enquête « Moniteur de sécurité ». Que nous enseignent ses résultats ? En 2002, quatre personnes interrogées sur dix ont déclaré avoir été incommodées par le bruit de la circulation, le nombre de personnes touchées par ce type de nuisance a donc augmenté entre 2000 et 2002 d’environ 4 pour cent. Quant aux autres types de nuisance, 27 personnes sur 100 disent en avoir été incommodées. Ainsi, au cours de la période sous revue, un peu plus d’un citoyen sur cinq affirme avoir été confronté à des murs ou bâtiments barbouillés (graffitis) ; 38 personnes sur 100 ont eu lieu de s’irriter de la présence d’objets divers traînant dans la rue ; un citoyen sur quatre déclare avoir éprouvé un sentiment d’insécurité face aux nuisances causées par des groupes de jeunes ; et 64 pour cent des personnes ont eu affaire à des cas d’excès de vitesse. La vocation du Moniteur de sécurité est de servir d’instrument de mesure standardisé permettant d’évaluer la politique de sécurité et les actions de la police. À cette fin, quelque 23.000 entretiens téléphoniques ont été conduits par le bureau d'étude de marché TNS Dimarso entre la fin mars et la mi-juin 2002. Le groupe visé par l’enquête comprend l’ensemble des habitants de la Belgique âgés de 15 ans ou plus. Cette enquête, qui auparavant avait eu lieu déjà en 1997, 1998 et 2000, est effectuée chaque fois sur instigation du Ministre des Affaires intérieures. Ses résultats peuvent être consultés sur le site de la police fédérale.
Moniteur de sécurité 2002

2 - Le personnel des administrations publiques

Les services publics fédéraux emploient plusieurs dizaines de milliers d’agents. Sur le site Web de la direction générale eHR, le service de gestion du personnel de l’autorité fédérale, l’on se consacre depuis quelque temps à établir des statistiques sur le niveau, le sexe et le statut de ces agents. Sur 100 personnes employées, il y a 48 femmes et 52 hommes, c’est-à-dire un rapport à peu près équilibré (situation au 1er janvier 2004). Dans les fonctions supérieures cependant (niveau 1 ou niveau A - pour ces fonctions, un diplôme universitaire est en principe requis), les choses se présentent différemment : 35 pour cent y sont de sexe féminin et 65 pour cent de sexe masculin. Chez les agents de niveau B (incluant notamment les chefs administratifs et les rédacteurs), le rapport entre les sexes est de 42 femmes pour 58 hommes, au niveau C (auquel appartiennent notamment les commis) de 55 pour 45, et au niveau D (personnel ouvrier) de 48 pour 52. Conclusion : les hommes sont plus nombreux au sommet de la pyramide qu’à la base. Rien de nouveau sous le soleil, donc !
Près d’un fonctionnaire fédéral sur cinq (19,3 pour cent) est de niveau 1 (ou de niveau A, ainsi qu’il convient de le désigner désormais). Le SPF Technologie de l’Information et de la Communication (70 pour cent), le SPP Politique scientifique (49 pour cent), le SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement (43 pour cent), le SPF Personnel et Organisation (41 pour cent) et la Chancellerie du Premier Ministre (35 pour cent) emploient relativement le plus grand nombre de personnes hautement qualifiées. Le SPF Justice (Administrations des Établissements pénitentiaires), le SPF Technologie de l’Information et de la Communication et le Ministère de la Défense nationale emploient la plus forte proportion d’hommes, alors que le SPF Justice (Administration des Maisons de Justice), le ministère du Budget et du Contrôle budgétaire et le SPF Finances (Service des pensions) sont les plus « fémininisés ».
Tableau du personnel des services publics fédéraux d’après le sexe et le niveau

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3 - Prix en hausse sur le marché du logement

Le prix des maisons et appartements a considérablement augmenté en 2003. La hausse la plus importante a été observée pour les appartements et les maisons ordinaires, alors que la hausse a été plus modérée dans le segment des maisons de maître et des villas. De façon générale, les prix moyens pour une maison ou un appartement ont augmenté plus fortement en Wallonie et dans les 19 communes bruxelloises qu'en Flandre. En ce qui concerne les terrains à bâtir, la situation est à cet égard inverse : les prix ont augmenté davantage en Flandre qu'en Wallonie et qu'à Bruxelles, où ils ont même baissé. En 2003, un mètre carré de terrain à bâtir coûtait en moyenne 87 euros en Flandre, soit plus de trois fois autant qu'en Wallonie (26 euros), mais quand même nettement moins qu'à Bruxelles (226 euros). Les prix les plus élevés ont été relevés à Ixelles (658,14 euros le mètre carré), Schaerbeek (451,64 euros), Woluwe-Saint-Lambert (432,61), Knokke-Heist (341,01), Edegem (337,16), et les prix les plus bas à Herbeumont (5,29 euros le mètre carré), Rouvroy (5,45 euros), Houyet (5,94 euros), Hotton (5,98) et Bièvre (6,57 euros). Les données proviennent de l’INS (Institut national de Statistique, Statistique et Information économique, SPF Économie).
Appartements, maisons et terrains à bâtir : de 6 à 8 pour cent plus chers en 2003

4 - Pauvreté : le problème demeure entier à Bruxelles

Le neuvième Rapport sur l’état de la pauvreté dans la Région de Bruxelles-Capitale, publié par l’Observatoire de la Santé et du Social, vient de paraître. À la fin des années 90, il a pu paraître un moment que la pauvreté s’était stabilisée à Bruxelles, mais depuis peu des indications révèlent que le nombre de personnes vivant dans la pauvreté est de nouveau en augmentation. Ainsi, le nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration sociale (« minimexés ») entre 2001 et 2002 a-t-il augmenté de 6,6 pour cent (estimation ajustée tenant compte de la nouvelle législation). Une grande partie d’entre eux sont des jeunes. Les jeunes sont également les plus grandes victimes du chômage. Plus d’un quart des Bruxellois vivent au sein d’un ménage dont le revenu ne provient pas du travail, comme l’ont observé les chercheurs Truus Roesems et Annette Perdaens. Une autre constatation à laquelle ils sont parvenus est que ce n’est pas le vieillissement qui est préoccupant pour l’avenir de Bruxelles, mais la forte proportion de jeunes sans perspective d’avenir, les écarts importants entre riches et pauvres, les attentes exagérées (compte tenu des moyens disponibles) vis-à-vis du secteur social, et l’absence d’une politique coordonnée de la pauvreté. Dans la deuxième partie du rapport est examinée la relation entre pauvreté, insuffisance de revenu et surendettement. Il en ressort que pas moins de la moitié des ménages de Bruxelles-Capitale ont des dépenses qui excèdent les recettes. Après débat au Parlement bruxellois, le rapport aura une suite sous la forme d’un deuxième volet contenant des remarques et des recommandations sur la poursuite de la lutte contre la pauvreté.
Rapport sur l’état de pauvreté dans la Région de Bruxelles-Capitale

5 - Avec ou sans catalyseur

En 2001, selon les chiffres de l’Agence européenne pour l’Environnement et d’Eurostat, 83 pour cent de toutes les voitures à essence immatriculées dans notre pays étaient dotées d’un catalyseur. Il s’agit d’un dispositif placé entre le moteur et le pot d’échappement qui, en favorisant la combustion des gaz d’échappement, réduit les émissions polluantes. Les gaz nocifs (monoxyde de carbone, hydrocarbures et oxydes d’azote) sont ainsi transformés en vapeur d’eau, dioxyde de carbone, azote et oxygène.
La proportion de véhicules munis d’un catalyseur par rapport à l’ensemble des véhicules belges est sensiblement supérieure à la moyenne européenne (Europe des 15) de 71,6 pour cent, alors qu’entre 1990 et 1996 nous étions encore situés sous cette moyenne. En tête du classement, on trouve le Grand-duché de Luxembourg, où 96,1 pour cent de tous les véhicules à essence sont équipés d’un catalyseur, les Pays-Bas (92,3 pour cent), l’Autriche (90,8) et l’Allemagne (89,0). Quant au Portugal (31,9 pour cent) et à l’Espagne (42 pour cent), ils ont devant eux, pour rattraper leur retard, beaucoup de besogne. De 2000 à 2001, les progrès les plus importants ont été enregistrés au Royaume-Uni, en Finlande, en Italie et au Danemark.
Fiche d’information Eurostat

6 - Les exploitations agricoles baissent en nombre mais augmentent en taille

Les résultats provisoires du recensement agricole annuel de l’INS (Institut national de Statistique, Statistique et Information économique, SPF Économie) indiquent que la Belgique comptait, en mai 2004, 53.074 exploitations agricoles, soit 1.868 unités de moins que l’année précédente. La baisse est relativement plus marquée en Flandre (moins 3,5 pour cent) qu’en Wallonie (moins 3,1 pour cent). Cette diminution du nombre d’exploitations n’est ni plus rapide ni plus lente que les autres années. Au cours de la décennie passée, le nombre d’exploitations a ainsi baissé de 30 pour cent. La superficie des terres cultivées demeure plus ou moins stable par rapport à l’an passé, ne subissant qu’une légère réduction de 800 hectares. Il en résulte qu’en Belgique les exploitations agricoles en activité sont moins nombreuses mais en moyenne plus grandes. En dépit de la place assez modeste qu’occupe le secteur agricole dans l’ensemble de l’activité économique, elle occupe néanmoins 97.700 personnes, 51.000 à temps plein et 46.700 à temps partiel. Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes.
Le nombre d’éleveurs de bovins (moins 4,5 pour cent) et d’éleveurs de porcs (moins 6,2 pour cent) sont en baisse, de même que le nombre de bovins (moins 1,2 pour cent) et de porcs (moins 2,6 pour cent). Les bonnes conditions climatologiques durant l’automne passé expliquent l’augmentation sensible de la superficie cultivée en froment d’hiver, épeautre, orge d’hiver et triticale (hybride de froment et de seigle). On a relevé d’autre part une augmentation de la superficie plantée de pommes de terre, la superficie consacrée à la culture maraîchère de plein air tendant en revanche à baisser tant en Flandre qu’en Wallonie.
Résultats du recensement agricole de mai 2004


En collaboration avec l’INS (Institut national de Statistique – Direction générale de la Statistique et de l’Information économique – SPF Économie)

Redaction: Erik Vloeberghs
Réactions et communiqués de presse: editor@6minutes.net


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